Aller au contenu

De l’ADN du saumon à la régénération cutanée

Les polynucléotides et les polydésoxyribonucléotides sont des fragments d’ADN extraits et purifiés à partir de cellules germinales de saumon, une espèce dont la structure génomique présente une compatibilité biologique remarquable avec les tissus humains.

L’utilisation médicale des polynucléotides ne relève pas d’une intuition esthétique mais d’une tradition de recherche de plusieurs décennies en médecine régénérative. Avant leurs applications en esthétique, les PDRN étaient étudiés et utilisés en cicatrisation des plaies chroniques, en ophtalmologie, en orthopédie, et dans le traitement de l’atrophie tissulaire liée aux ulcères diabétiques. Cette histoire clinique longue leur confère un profil de sécurité bien documenté dans la littérature scientifique.

Une fois injectés dans le derme, ces fragments d’ADN interagissent avec des récepteurs spécifiques présents à la surface des cellules cutanées et des fibroblastes, déclenchant une cascade de réponses biologiques : prolifération cellulaire, synthèse de collagène et d’élastine, stimulation de la vascularisation, réparation de l’ADN endommagé et modulation de l’inflammation locale. Le résultat clinique (amélioration de la texture, de l’éclat, de l’hydratation et de la fermeté cutanée) est la conséquence directe de cette régénération tissulaire active.

Activation des récepteurs A2A

Les fragments de PDRN agissent comme agonistes des récepteurs à l’adénosine A2A, présents à la surface des fibroblastes et des cellules immunitaires. Cette activation déclenche une cascade de signalisation favorisant la prolifération cellulaire et réduisant les signaux inflammatoires chroniques qui accélèrent le vieillissement cutané.

Remodelage de la matrice extracellulaire

Les polynucléotides de haut poids moléculaire (PN) structurent la matrice extracellulaire dermique en fournissant des nucléotides nécessaires à la synthèse et au renouvellement des protéines structurales. Ils améliorent l’organisation des fibres de collagène et créent un environnement favorable à l’activité des fibroblastes.

Réparation de l’ADN et angiogenèse

Via la voie de récupération (salvage pathway), les fragments nucléotidiques servent de briques élémentaires pour réparer l’ADN cellulaire endommagé par le vieillissement et les agressions environnementales. Parallèlement, la stimulation du VEGF favorise la formation de nouveaux capillaires, améliorant la microcirculation et l’oxygénation cutanée.

PDRN et PN : deux molécules, deux profils d’action

Les termes « polynucléotides » et « PDRN » sont souvent utilisés de façon interchangeable dans le monde de la médecine esthétique. Cette confusion est scientifiquement inexacte : bien qu’ils partagent la même origine (l’ADN de saumon purifié) et des mécanismes d’action partiellement superposables, PDRN et PN se distinguent par des différences structurelles qui ont des conséquences cliniques réelles.

Une publication de référence parue dans Biomolecules (Marques et al., 2025) a proposé une nomenclature standardisée fondée sur le poids moléculaire : les PDRN correspondent à des fragments courts (poids moléculaire inférieur à 1 500 kDa), tandis que les PN désignent des chaînes longues dépassant 1 500 kDa. Cette classification, dite « Marques Polynucleotide Cutoff », permet de mieux comprendre les différences de comportement clinique entre les produits.

CaractéristiquePDRNPN (haut poids moléculaire)
Poids moléculaireCourt : < 1 500 kDaLong : ≥ 1 500 kDa
Mécanisme principalAgonisme du récepteur à l’adénosine A2ARemodelage matriciel ECM + stimulation fibroblastique
Action anti-inflammatoire✓✓✓ Marquée✓ Modérée
Stimulation collagénique✓✓ Bonne✓✓✓ Soutenue et prolongée
Réparation de l’ADN (voie salvage)✓✓✓ Action directe✓ Indirecte
Angiogenèse (VEGF)✓✓✓ Documentée✓ Présente
Durée d’action estimée6 à 9 mois9 à 12 mois
Produits représentatifsRejuran®Plenhyage®, Nucleofill®, Plinest®
Niveau de preuve clinique en esthétiqueModéré (études de petite taille)Modéré à bon (revue systématique 2025)

Note : la revue systématique de Lampridou et al. (Journal of Cosmetic Dermatology, 2025) confirme l’efficacité des polynucléotides en esthétique tout en soulignant que la majorité des études cliniques disponibles reste de petite taille et non randomisée. Les résultats sont prometteurs, mais des études contrôlées de plus grande envergure sont nécessaires pour affiner les protocoles optimaux.

Rejuran®, Plenhyage®, Nucleofill® : trois formulations distinctes

Ces trois produits appartiennent à la même famille mais présentent des caractéristiques formulatoires, des concentrations et des indications qui leur sont propres. Le choix entre eux repose sur une analyse précise des objectifs thérapeutiques définis en consultation.

Rejuran®, injectable à base de PDRN de saumon

Rejuran® : PDRN, action ciblée et réparatrice

PDRN de saumon, PharmaResearch, Corée du Sud

Rejuran® est le produit le plus ancien et le plus documenté de cette famille. Développé et commercialisé en Corée depuis les années 2010, il a été le premier injectable à base de PDRN à connaître une diffusion internationale large en médecine esthétique. Sa formulation contient du PDRN de saumon (fragments courts d’ADN, poids moléculaire inférieur à 1 500 kDa) dans un gel viscoélastique conçu pour l’injection intradermique.

Son mécanisme d’action repose principalement sur l’agonisme des récepteurs à l’adénosine A2A, ce qui lui confère une composante anti-inflammatoire particulièrement marquée. C’est cette propriété qui en fait un choix de premier plan pour les peaux réactives, inflammatoires ou fragilisées, ainsi que pour le traitement des cicatrices d’acné.

Rejuran® Healer est indiqué pour la régénération cutanée générale du visage. Rejuran® S (Scar) dispose d’une formulation plus concentrée et plus visqueuse, conçue spécifiquement pour le traitement des cicatrices et dépressions cutanées. Rejuran® Eye est une version hypodiluée pour le contour des yeux.

CaractéristiqueRejuran®
Molécule activePDRN de saumon (Oncorhynchus keta)
Poids moléculaire< 1 500 kDa (fragments courts)
Protocole standard3 à 4 séances espacées de 3 à 4 semaines
Résultats visiblesDès la 2e–3e séance
Durée d’action6 à 9 mois (entretien semestriel ou annuel)
Zones principalesVisage, contour des yeux, cicatrices d’acné
Éviction socialeQuelques heures (petites papules transitoires)
Plenhyage®, injectable à base de polynucléotides polymérisés

Plenhyage® : PN polymérisés, régénération structurelle

Polynucléotides polymérisés, I.R.A. Istituto Ricerche Applicate, Italie

Plenhyage® est un dispositif médical de classe III à base de polynucléotides polymérisés de haut poids moléculaire, développé par un laboratoire pharmaceutique italien avec une tradition de recherche en médecine régénérative. La polymérisation des chaînes d’ADN confère au produit un comportement viscoélastique plus stable dans le derme, lui permettant d’exercer son action sur une durée plus longue comparativement aux PDRN classiques.

La polyvalence de Plenhyage® est notable : les études cliniques enregistrées (ClinicalTrials.gov) évaluent son efficacité sur le visage, le cou, l’abdomen, les cuisses, les fesses, et le traitement des défauts dermiques (cicatrices, atrophies, lipoatrophies). Il existe plusieurs formulations aux concentrations différentes selon la zone et la profondeur d’injection souhaitées.

Son profil de tolérance est excellent, sans massage post-injection requis. L’absence d’effet volumateur immédiat est à clarifier avec le patient : Plenhyage® améliore la qualité cutanée de façon progressive, sans modifier les volumes.

CaractéristiquePlenhyage®
Molécule activePN polymérisés de haut poids moléculaire
Forme pharmaceutiqueDispositif médical CE classe III
Protocole standard3 à 4 séances espacées de 3 à 4 semaines
Résultats visiblesProgressifs à partir de la 2e séance
Durée d’action9 à 12 mois
Zones principalesVisage, cou, décolleté, corps (abdomen, cuisses)
Éviction socialeMinime à nulle
Nucleofill®, injectable à base de polynucléotides PN HPT

Nucleofill® : PN HPT, qualité cutanée et hydratation

PN HPT (High Purification Technology), Mastelli, Italie

Nucleofill® appartient à la famille des polynucléotides à haute technologie de purification (PN HPT), commercialisés également sous le nom Plinest® (même formulation, présentations différentes selon les marchés). La technologie HPT garantit un degré de purification élevé (pureté > 99 % selon les données du fabricant), éliminant les protéines résiduelles susceptibles de provoquer des réactions immunologiques indésirables.

Une étude clinique en vie réelle publiée dans le Journal of Cosmetic Dermatology (Lanza et al., 2026, PMC) sur Plinest®, formulation PN HPT à 40 mg/2 mL, rapporte une amélioration visible chez 100 % des patients traités au niveau facial, avec 53,5 % de résultats qualifiés de « marqués » ou « excellents ». Sur le cou et le décolleté, des améliorations modérées à significatives ont été observées dans plus de 88 à 93 % des cas, avec un taux de satisfaction patient de 97 à 100 %. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté.

Nucleofill® existe en deux concentrations : une formulation « Soft » pour les zones de peau fine et les séances d’entretien, et une formulation « Strong » pour les zones à traiter en profondeur.

CaractéristiqueNucleofill®
Molécule activePN HPT (pureté > 99 % selon le fabricant)
Concentration (Plinest®)40 mg / 2 mL, dispositif médical classe III CE
Protocole standard3 séances espacées de 2 à 3 semaines
Résultats visiblesDès la 2e séance
Durée d’action9 à 12 mois (entretien annuel)
Zones principalesVisage, cou, décolleté, vergetures, lèvres
Éviction socialeNulle à minime

Ce que les polynucléotides font, et ce qu’ils ne font pas

Les polynucléotides et PDRN sont des outils de régénération cutanée, non des agents volumateurs. Cette distinction est essentielle pour établir des attentes thérapeutiques réalistes.

Ce que les polynucléotides améliorent

  • Qualité et texture de la peau (grain, douceur, régularité)
  • Éclat et luminosité cutanée
  • Hydratation intradermique
  • Fermeté et tonicité de la peau
  • Ridules fines superficielles
  • Pores dilatés
  • Cicatrices d’acné (notamment Rejuran® S)
  • Vergetures (Nucleofill®, Plenhyage®)
  • Qualité cutanée après des traitements agressifs (laser, peeling)
  • Teint terne et fatigué

Ce que les polynucléotides ne traitent pas

  • Perte de volume faciale significative (rides profondes, creusement)
  • Relâchement cutané marqué relevant d’un lifting ou d’un biostimulateur volumateur
  • Redéfinition des contours (ovale, mandibule)
  • Restauration du capital adipeux facial
  • Rides profondes dues aux contractions musculaires (domaine de la toxine)
  • Ptosis des paupières
  • Effets immédiats visibles (pas d’effet de comblement)

En pratique, les polynucléotides s’utilisent souvent en association avec d’autres techniques : ils constituent une base régénérative qui amplifie et prolonge les résultats des biostimulateurs volumateurs (Sculptra®, Radiesse®), des injections d’acide hyaluronique, ou des dispositifs physiques (HIFU, radiofréquence). C’est dans cette logique de traitement global et complémentaire qu’ils expriment pleinement leur potentiel.

Une polyvalence anatomique remarquable

L’un des atouts majeurs des polynucléotides est leur excellente tolérance sur des zones où d’autres injectables sont difficiles à utiliser. Leur faible viscosité et leur profil de sécurité en font des produits particulièrement adaptés aux zones anatomiques délicates.

  • Visage global : Amélioration de la qualité cutanée, de l’éclat et de la tonicité, pour tous types de peau.
  • Contour des yeux : Rejuran® Eye et Nucleofill® Soft (zone périorbitaire délicate, ridules fines).
  • Lèvres et contour labial : Amélioration de la qualité et de l’hydratation de la muqueuse (Nucleofill®).
  • Cou et décolleté :amélioration de la texture, de l’hydratation et de la tonicité (93–100 % d’efficacité, étude Lanza 2026).
  • Cicatrices d’acné : Rejuran® S spécifiquement pour la réduction du volume et de la texture des cicatrices déprimées.
  • Corps : Plenhyage® et Nucleofill® Strong pour le traitement des vergetures et des atrophies cutanées.

Déroulement d’une séance au cabinet

Les polynucléotides et PDRN s’administrent par injections intradermiques multiples. La technique diffère légèrement selon le produit et la zone traitée. La séance est généralement bien tolérée et n’impose pas de contrainte sociale significative dans les suites immédiates.

1. Consultation préalable (indispensable)

Analyse de la peau, recueil des antécédents (allergies, traitements en cours, antécédents de réactions aux injectables), définition des objectifs. Le produit adapté est sélectionné lors de cette consultation. Aucun acte n’est réalisé lors de cette première rencontre. Un délai de réflexion est respecté avant toute injection.

2. Préparation de la zone

Nettoyage et désinfection soigneuse. Application d’une crème anesthésiante topique 30 à 45 minutes avant la procédure pour optimiser le confort. Les polynucléotides ne contiennent généralement pas de lidocaïne dans leur formulation : la crème anesthésiante préalable est donc particulièrement importante sur les zones sensibles.

3. Injections intradermiques

Le produit est administré par micropapules intradermiques à l’aide d’une aiguille fine (30–32G), selon un quadrillage régulier ou une technique point par point selon la zone. La technique de nappage (fanning) peut être utilisée sur de larges surfaces. La séance dure entre 20 et 40 minutes selon la superficie traitée. De petites papules blanches apparaissent immédiatement : elles témoignent du dépôt correct du produit dans le derme et disparaissent en quelques heures.

4. Suites immédiates : aucun massage requis

Contrairement aux biostimulateurs à base de PLLA (Sculptra®), aucun massage post-injection n’est nécessaire ni recommandé pour les polynucléotides et PDRN. Les papules s’aplatissent spontanément en quelques heures. Une légère rougeur peut persister jusqu’à 24 heures sur les peaux sensibles.

5. Consignes post-injection et suivi

Éviter l’exposition solaire directe, les environnements chauds (sauna, hammam) et le maquillage pendant 12 à 24 heures. La protection solaire quotidienne est conseillée tout au long du protocole. Un suivi photographique est proposé pour objectiver la progression, les améliorations de texture étant parfois difficiles à percevoir subjectivement avant la fin du cycle de 3 à 4 séances.

Indications des Polynucléotides et PDRN

  • Altération de la qualité cutanée (texture, éclat, pores dilatés)
  • Peau déshydratée ou à tendance réactive
  • Cicatrices d’acné déprimées (Rejuran® S en particulier)
  • Vergetures récentes ou anciennes (Plenhyage®, Nucleofill®)
  • Vieillissement du cou et du décolleté
  • Prévention du vieillissement cutané précoce (dès 28–30 ans)
  • Préparation ou entretien après traitement laser ou peeling
  • Peaux fragilisées (post-traitements, photovieillissement)
  • Souhait d’améliorer l’éclat et la santé de la peau sans modifier les volumes

Contre-indications

  • Grossesse et allaitement
  • Allergie connue aux protéines de poisson (prudence : l’ADN est purifié mais des traces sont possibles)
  • Maladie auto-immune active
  • Traitement immunosuppresseur en cours
  • Troubles de la coagulation ou prise d’anticoagulants
  • Infection cutanée active sur la zone à traiter
  • Antécédents de chéloïde ou de cicatrisation hypertrophique
  • Attentes orientées vers un effet volumateur ou de comblement immédiat

Questions fréquentes

D’où vient l’ADN de saumon et est-ce sans risque pour l’homme ?

L’ADN utilisé est extrait des cellules germinales (laitance) de saumon Atlantique ou de truite arc-en-ciel, puis soumis à une série de processus de purification visant à éliminer toute protéine résiduelle susceptible de déclencher une réaction immunitaire. Le degré de similitude moléculaire entre l’ADN de saumon et l’ADN humain, ainsi que la suppression des protéines, expliquent l’excellent profil de tolérance de ces produits. En plusieurs décennies d’utilisation médicale (d’abord en cicatrisation, puis en esthétique), aucun événement indésirable grave lié à une réaction immunitaire à l’ADN de saumon n’a été rapporté dans la littérature. Une précaution s’impose toutefois chez les personnes présentant une allergie avérée aux protéines de poisson : un avis allergologique préalable est recommandé.

Quelle est la différence entre Rejuran® et Nucleofill® dans la pratique ?

La différence principale est moléculaire : Rejuran® contient du PDRN (fragments d’ADN courts, poids moléculaire < 1 500 kDa) dont l’action anti-inflammatoire et réparatrice est particulièrement marquée. Nucleofill® contient des PN de haut poids moléculaire (≥ 1 500 kDa) à haute technologie de purification, dont l’action est davantage orientée vers le remodelage matriciel à long terme et l’hydratation intradermique. En pratique, Rejuran® est souvent privilégié pour les peaux inflammatoires, les cicatrices d’acné et le contour des yeux ; Nucleofill® et Plenhyage® pour l’amélioration globale de la qualité cutanée, le cou, le décolleté et les vergetures. Les deux peuvent être utilisés de façon complémentaire dans un protocole global.

Peut-on combiner les polynucléotides avec d’autres traitements ?

Oui, et c’est souvent ainsi qu’ils expriment le mieux leur potentiel. Les polynucléotides s’associent très bien aux biostimulateurs collagéniques (Sculptra®, Radiesse®, Juvelook®) en protocole séquentiel ou décalé, aux injections d’acide hyaluronique, à la toxine botulique, au HIFU, à la radiofréquence et aux lasers cutanés. Ils sont également utilisés comme préparation ou entretien après des traitements physiques intensifs pour accélérer la cicatrisation et améliorer la qualité de la peau traitée.

Combien de séances sont nécessaires et à quelle fréquence ?

Un cycle initial comprend généralement 3 à 4 séances espacées de 2 à 4 semaines selon le produit utilisé et la zone traitée. Les premières améliorations sont perceptibles à partir de la 2e ou 3e séance ; le résultat optimal s’installe à l’issue du cycle complet. Un traitement d’entretien, de 1 à 2 séances par an, est ensuite recommandé pour maintenir les bénéfices obtenus dans la durée. Le protocole exact est défini individuellement lors de la consultation initiale.

Les résultats sont-ils visibles immédiatement après la séance ?

Un léger éclat et une amélioration de l’hydratation superficielle peuvent être perçus dès 48 à 72 heures après la première séance. Cependant, les bénéfices significatifs (amélioration de la texture, réduction des pores, tonicité accrue) s’installent progressivement sur les 4 à 8 semaines suivant chaque séance, à mesure que la biostimulation cellulaire produit ses effets. La patience fait partie intégrante du protocole.

Y a-t-il une différence entre les polynucléotides injectables et les crèmes à base d’ADN ou de PDRN ?

Oui, une différence fondamentale. Les polynucléotides exercent leur action au niveau intradermique, directement au contact des fibroblastes et des récepteurs cellulaires dermiques. Les produits topiques à base d’ADN ou de PDRN ne pénètrent pas les couches profondes de la peau en quantité suffisante pour déclencher les mécanismes biologiques documentés dans la littérature scientifique pour les formes injectables. L’injection intradermique est indispensable à l’efficacité de ces molécules.

Ces traitements sont-ils remboursés par l’Assurance Maladie ?

Non. Les injections de polynucléotides et PDRN sont des actes de médecine esthétique hors nomenclature, non remboursés par l’Assurance Maladie. Les tarifs sont communiqués lors de la consultation initiale et un devis est systématiquement remis avant tout acte.

Ce que j’apprécie dans les polynucléotides, c’est qu’ils ne transforment pas : ils restaurent. Ils remettent en route ce que le temps et l’environnement ont progressivement mis en veille dans la peau. C’est une médecine qui travaille avec la biologie, pas malgré elle.

Informations réglementaires et scientifiques

Les polynucléotides et PDRN injectables sont des dispositifs médicaux de classe III (marquage CE) ou des médicaments à usage médical, dont la réalisation est réservée aux médecins en France. Leur utilisation en médecine esthétique est encadrée par les recommandations du Conseil National de l’Ordre des Médecins.

Les données cliniques citées dans cette page sont issues de publications à comité de lecture : Journal of Cosmetic Dermatology (Lampridou et al., 2025 ; Lanza et al., 2026), International Journal of Molecular Sciences (Lee et al., 2024), Biomolecules (Marques et al., 2025), Pharmaceutics (Kim, 2025). Les résultats individuels peuvent varier selon le profil cutané du patient, son capital biologique et sa réponse cellulaire personnelle.

Conformément à l’article L.6322-1 du Code de la santé publique et aux recommandations du CNOM, un délai de réflexion est respecté entre la consultation initiale et la réalisation de tout acte esthétique.

Article rédigé par le

Médecin, médecine esthétique, morphologique et anti-âge · Paris 7e

Exerce à Paris depuis 2012. Docteur en médecine (Montpellier), DES de médecine générale, DIU de médecine morphologique et anti-âge. N° RPPS : 10100373744

Mise à jour le . Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale personnalisée.

Vous avez une question…

* Champs obligatoires

Traitements esthétiques

Découvrez nos autres traitements